Les térébenthines et Baume de Venise

Gemmage terebenthine de veniseLa térébenthine
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Les Baumes

 

La nature et l’origine  de la térébenthine

La térébenthine est une sécrétion naturelle appelée aussi exsudat des conifères, formée d’une essence et d’une résine. On la récolte par incision du tronc de l’arbre.

Les  térébenthines sont issues :terebenthine de venise et baume

  • La térébenthine de Venise est issue du mélèze d’Europe.
  • La térébenthine de Strasbourg est issue du sapin récolté surtout dans les Alpes suisses françaises et italiennes ainsi que dans les Vosges.
  • Le baume du Canada est issu de divers variétés de sapins nord-américains tels que le sapin baumier, le sapin de fraser.
  • Le baume d’Oregon est issu du sapin Douglas, pain d’Oregon.
  • La térébenthine du Jura et la poix de Bourgogne sont issues de l’épicéa.

Les térébenthines sont connues depuis la Préhistoire. C’est la forme la plus simple d’utilisation d’une résine.

La plus utilisée dans le domaine de l’art et la térébenthine de Venise. Elles sont constituées d’une partie volatile (l’essence végétale)  et d’une partie non volatile (le colophane ou la résine naturelle).

Elle se présente sous l’aspect d’une liqueur sirupeuse en été et d’un baume très consistant en hiver. Sa coloration est légèrement ambrée.

C’était de ce baume qu’on retirait autrefois l’essence de térébenthine de Venise.

 

Utilisations.

On utilise de moins en moins les térébenthines, elles sont considérées comme nocives voire dangereuses. La térébenthine de Venise souvent utilisée en milieu beaux-arts, fait l’objet de beaucoup de réserve de la part des spécialistes de la profession. En effet, la dose doit être minime pour éviter tout accident (film poisseux, mauvais séchage, sensibilité de la peinture aux solvants…)

Et on considère que ces avantages sont moindres par rapport à la résine mastic ou à la résine Damart.

On l’emploie aussi comme plastifiant dans les colles de marouflage,  mais cela reste critiquable.

Elle peut être employée dans la peinture à lui l’on médium, mais attention elle retarde le séchage.

Toutefois on utilise encore la térébenthine de Venise de cette façon :

On la dilue un peu dans de l’essence de térébenthine ou dans l’essence d’aspic (essence de lavande).

Xavier de Langlais« l’utilisait pour donner une fraîcheur et un éclat extraordinaire à ses couleurs.

En outre mélangé au verni à peindre,  elle supprime pratiquement l’embut.

Son emploi suppose, cependant une certaine expérience, la térébenthine de Venise, séchant très lentement, ce qui revient à dire qu’elle ne doit être mélangée à certains tons, peu siccatif par eux-mêmes, qu’avec la plus grande prudence. »

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