Comment peindre à la Manière de RUBENS ou des Flamands

Bonjour aujourd’hui j’aborde la technique flamande de Rubens.

Comment peindre à la Manière de … Sir Peter Paul RUBENS

 

Ce qu’il faut savoir dans un premier temps ce que Rubens après avoir étudié chez VAN NOORT et OTTO VEENIUS les rudiments de son Sir_Peter_Paul_Rubens_-_Portrait_of_the_Artist_-_Google_Art_Projectmétier, puis il décida de passer la frontière italienne.

Lorsqu’il repoussa la frontière six ans plus tard en 1607 très exactement, ses valises étaient remplies d’études exécutées d’après les maîtres et en disaient assez sûr ce qu’il avait acquis durant son séjour à Mantoue, à Venise et à Rome.

Il s’était déjà composé ce prestigieux métier, mi-flamand mi-italien, qui devait si bien convenir à sa fougue picturale, d’après certains experts, il aurait fallu un jour seulement à Rubens pour faire la kermesse 13 jours pour les mages transverses et peut-être aussi sept ou huit pour la communion si on se réfère à la rémunération du peintre.

Revenons au travail de Rubens car comme, je le dis et je répète, pour peindre à la manière de … il faut connaître mieux le peintre que l’on veut imiter.

Comment peindre à la manière de Rubens et des Flamands

Comment peindre à la Manière de RUBENS ou des Flamands

SUPPORTS et FONDS de RUBENS

De nombreuses œuvres de Rubens que l’on croyait en première vue exécutées sur toile,  ont été, en réalité,  peintes sur panneaux entoilés, les fonds de Rubens sont toujours très clair. Le plus généralement ils étaient composés d’un mélange de colle de peau et de  Gypse (  Plâtre éteint)  et rajoute parfois de la Céruse.

Modification suite un  Commentaire d’un initié inconnu (e) : dans la vidéo, je parle de Gypse, qui est du plâtre éteint ou appelé aussi plâtre mort, et vous devez lire parfois il rajoute de la Céruse.

BROYAGE DES COULEURS et MEDIUM

Le liant utilisé pour broyer ses couleurs en poudre,  était à base d’Huile cuite additionnée de résine de Copal, Mastic  ou d’Ambre. (comme pour Van Eyck).

Son diluant, ce que l’on appelle aujourd’hui un médium à peindre, appelé autrefois vernis à peindre lui était composé, nous le savons avec certitude contrairement à celui de Van Eyck, d’un mélange térébenthine de Venise, d’essence de térébenthine et d’huile cuite contenant une résine copal.

Nb petite erreur de la retranscription des textes le diluant est de l’essence de térébenthine il sert à fluidifier la peinture, mais ici nous sommes bien sur un Vernis à peindre ou Médium à peindre, car il a pour but d’apporter un plus à la peinture.

Il est important aussi de Savoir que  d’après Anquetin grand spécialiste de RUBENS :

Ce jeu de la lumière et de l’ombre (dans la nature) constitue le « clairobscur».

En poursuivant nos observations sur la nature, nous constaterons en outre:

1° Que la lumière exprimant la saillie est solide, opaque, tandis que l’ombre est, par contraste, fluide et transparente — fumée, sfumato, disaient les Italiens;

Donc on peut en conclure que Rubens Peignait les Zones Eclairées avec les tons ci dessous avec du blanc et les zones dans l’ombre, plutôt en glacis sans ajout de blanc. 

 

 

SA PALETTE

Il avait une palette courte :

Pour les tons CHAIR

C’était un mélange de Blanc d’argent, Ocre Jaune, Ocre Rouge et une pointe de Vermillon.

Rouge

Mélange de blancs d’argent (toujours) Laque de Garance et vermillon

Jaune

Mélange de Stil de grain (une laque aussi) , Ocre Jaune, Blanc d’argent

Et du Jaune de Naples pour les Rehauts

Bleu

C’était plutôt des gris bleus, et rarement des bleus intenses. Mélange de blanc d’argent  (Encore…..), d outremer naturel, en réalité du Lapis Lazuli et du noir.

 

SON TRAVAIL

comment peindre à la manière de Rubens et des Flamands

d’abord, une esquisse détaillée à l’aide d’une mine de plomb, de charcoal, (Fusain) ou pointe d’argent.

Puis, il passe un premier jus Roux, à base de Terre de Sienne Brûlée.

Puis une deuxième ébauche en trois tons dégradés.

Ensuite, il revient dessus avec des rehauts, et des reprises.

Voilà maintenant, vous savez tous sur la technique de RUBENS à vos pinceaux Sir ….

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7 pensées sur “Comment peindre à la Manière de RUBENS ou des Flamands

  • 26 octobre 2015 à 17 h 13 min
    Permalink

    Merci Thierry, bien que la lecture du message de Pascal me laisse dubitative! J’espère avoir une réaction de votre part, si vous vous êtes trompé, pas grave l’erreur est humaine et c’est un sujet de réflexion pour nous et de chercher aussi par nous-même, à partir de là, peut-être…

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    • 12 novembre 2015 à 8 h 40 min
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      non pas de problème, c’est juste une différence d interpretation,n j’ai repondu longuement à pascal, rubens repare bien ses fonds avec du blanc puis comme je le dis passe un jus de couleur ( terre de sienne brulé sur les petit format et gris sur les grand) puis esquisse, et ensuite commence le travail. et pour l ambre, c ‘est Jacques blockx qui a decouvert le processus pour la dissoudre sans en alterer la couleur

      coridlament
      thierry

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  • 24 octobre 2015 à 11 h 43 min
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    excellent j’ai lu trois fois d’affile c’est comme toujours tres precis,interessant et plein des merveilleux conseils

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    • 26 octobre 2015 à 9 h 26 min
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      MErci erika

      et prompt rétablissement

      thierry

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  • 23 octobre 2015 à 0 h 26 min
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    Votre video est truffée d’erreurs et de confusions.
    En voici quelques-unes.

    Les fonds de Rubens sont certes préparés à la colle de peau mais additionnée comme on le faisait traditionnellement dans les Flandres de carbonate de calcium (craie, blanc d’Espagne…) et non de blanc de céruse. Le blanc de céruse n’est pas une charge mais un pigment ; c’est un synonyme de blanc d’argent ou de blanc de plomb. Les Italiens utilisaient pour leur part du sulfate de calcium (plâtre éteint) comme charge.

    Vous commettez par ailleurs une confusion complète en affirmant que ses fonds étaient donc extrêmement lumineux. Sur cette préparation blanche traditionnelle, Rubens appliquait toujours un jus huileux coloré (de type terre d’ombre brûlée), précisément pour atténuer la luminosité de la préparation. Il suffit de regarder quelques-unes de ses esquisses pour s’en convaincre, et cela transparaît dans tous ses tableaux : contrairement aux Primitifs Flamands qui exploitaient, eux, la luminosité d’une préparation claire, Rubens travaille à partir d’un fond en demi-teintes, comme c’est d’ailleurs généralement le cas à partir du XVIe siècle, en Italie comme en Flandre.

    Donc, Rubens n’a, au contraire de ce que vous affirmez, JAMAIS peint sur des fonds très lumineux. C’est extrêmement important à comprendre et l’erreur à ne pas commettre si on souhaite utiliser une technique traditionnelle : JAMAIS de fond blanc.

    Rubens peignait avec du blanc : faux, vous devez confondre avec Monet (?). Rubens n’utilisait aucun blanc jusqu’au point ou l’usage de la transparence et des terres le lui permettait. Le blanc était ensuite judicieusement incorporé dans sa technique, peu à peu, jusqu’aux rehauts ultimes.

    Un bon point pour votre remarque sur la palette limitée du peintre.

    Bonne remarque également sur les tubes inexistants à l’époque, mais il est fortement attesté (cf. De Mayerne) que le medium de broyage comportait de la résine mastic et non du copal ou de l’ambre, additionné d’huile noire (cuisson d’huile de noix + litharge de plomb).
    L’ambre utilisée comme medium est d’ailleurs un mythe pour gogos : elle est insoluble si on ne lui additionne des alcools et autres camphres qui la dénaturent.

    Vous confondez par ailleurs medium et diluant.

    La remarque sur les rehauts au jaune de Naples, c’est du n’importe quoi intégral.

    «C’est tout ce que je peux vous dire sur Rubens».
    Dans ce cas-là, mieux eût valu ne rien en dire.

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    • 26 octobre 2015 à 19 h 49 min
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      bonjour,

      Pour répondre à ce commentaire, nous avons beaucoup discuté Pascal et moi, et pas de panique pascal n’est pas faché bien au contraire.

      Pour répondre point par point et rassuré mes lecteurs.

      Dans la video je parle de Gypse, et c’est simplement du platre mort, et dans une prochaine video, j’expliquerait comment obtenir du plate amorphe pour utiliser le terme techniques.

      Dans la vidéo aussi, je précise que Rubens, faisait des fonds très lumineux, et je maintiens ce que j’ai dis, mais comme le précise pascal, et que je dis ensuite, c’est qu’après avoir dessiné, Rubens, passé un jus ROUX, sur sa toile à base de Terre de Sienne Brulée, donc il ne laissé pas sa toile blanche.

      Mais en lisant un auteur spécialisé sur RUBENS, j’ai pu voir que parfois il utilisait du primeur Gris.

      Rubens peignait avec du blanc, j’affirme qu’il mettait bien du blanc, la théorie de la peinture de RUBENS était assez simple, toute les parties lumineuses étaient faites avec du blanc et donc un peu opaque. et toutes les parties à l ombre était avec des couleurs chaudes et transparentes; c’est une technique qu’il a ramener d’Italie.

      en ce qui concerne l’ambre, Là pascal ne savait pas, mais, c’est Jacques Blockx de la marque Blockx qui a découvert la dissolution de l’ambre sans en changer la couleur vers 1860.

      Et moi même dans le cadre d’un reportage pour le magazine pratique des arts, j’ai étudié la préparation du vernis à l’ambre qu’utilise les luthiers, qui est vernis à base d’ambre dissoute.

      Et voila depuis, j'(ai fait parvenir à pascal le Livre de Anquetin sur RUBENS et sa technique.

      et rassurez vous tout va bien.

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    • 23 décembre 2016 à 10 h 46 min
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      Bonjour Pascal et Thierry,

      je poursuis dans les commentaires en vous proposant une vidéo sur le thème de la technique de Rubens, dont je suis un véritable passionné! Voici le lien : https://youtu.be/SpLnsdZmYAI?list=PLDrcAvSyiwzNWjhROMLEhy7H4iVxUIyEc

      Vous pouvez également jeter un oeil sur cette page (en bas) ou je présente la préparation du support pour un enduit de type flamand : http://www.etienneestablie.com/copies-de-maitres/

      N’hésitez pas à commenter car c’est un sujet qui me tient véritablement à coeur.
      Je viens de découvrir ce site qui est remarquable dans l’ensemble des articles proposés, parfait pour les néophytes comme pour les professionnels.

      Bonnes fêtes à tou(te)s!

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